La naturopathie

La santé
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La naturopathie a pour but de garder les personnes en bonne santé par des moyens naturels. Elle est basée sur une philosophie et des pratiques de vie.Concrètement, il s’agit d’adopter des comportements par lesquels chacun préserve ou retrouve la santé. Elle suppose que chacun est acteur de sa santé et de son bien-être grâce à des pratiques et des moyens naturels.La naturopathie est complémentaire avec la médecine allopathique, qui est la médecine officielle en occident. Contrairement à l’allopathie qui traite directement la maladie, la naturopathie est préventive. La première est bien adaptée à l’urgence et aux interventions lourdes. La seconde cherche à rétablir ou maintenir l’équilibre de l’individu pour éviter l’apparition de maux.

Les concepts de la naturopathie

La naturopathie repose sur cinq concepts clés qui sont interconnectés : le vitalisme, l’humorisme, l’hygiénisme, l’holisme et le causalisme.

C’est une forme de pratique qui s’apparente aux médecines issues de la tradition. Elle est holistique dans le sens où elle considère l’individu comme un tout et qu’elle prend l’être humain dans sa globalité somatique, énergétique, psychologique, spirituelle et sociale. Son but est de permettre à l’individu de corriger les causes profondes et premières de ses troubles.

Avant tout, la naturopathie repose sur le concept de vitalisme : elle respecte et favorise l’énergie vitale que chacun porte. Pour le naturopathe, notre fonctionnement biologique est lié à l’énergie vitale que nous portons : la vitalité. Les maladies, la fatigue, les baisses de moral sont autant de symptômes d’un manque d’énergie vitale, aussi la naturopathie vise à redonner, retrouver ou maintenir la vitalité.

Elle se fonde sur l’humorisme c’est-à-dire la science des « humeurs », qui correspondent en médecine traditionnelle à l’ensemble des liquides du corps humain : le sang, la lymphe et les sérums intra et extra cellulaires. C’est de la qualité de ces humeurs que va dépendre la qualité de nos cellules et de la qualité de nos cellules va dépendre la qualité de nos tissus et ensuite de nos organes et de notre organisme tout entier. Le but de la naturopathie est d’apporter correctement à nos cellules les éléments nutritionnels dont ils ont besoin.

Ainsi, le rôle du naturopathe est de proposer, d’informer et d’accompagner les personnes afin de les aider à avoir une hygiène de vie conforme à leur physiologie, et sur différents plans : l’hygiène alimentaire, l’hygiène mentale et nerveuse, qui relève de notre relation au stress et aux émotions, et enfin d’une hygiène émonctorielle, qui concerne les organes et cellules servants à éliminer.

Nous avons quatre émonctoires très importants que sont :

  • la peau, d’où la nécessité de faire du sport, des massages, sauna, hammam…
  • les reins, c’est pour cela qu’il faut boire beaucoup d’eau afin de favoriser ce qu’on appelle la diurèse pour éliminer des éléments acides.
  • le foie, la vésicule et l’intestin notamment par l’excrétion de la bile et des matières fécales qui doit être journalière.
  • les poumons qui, à chaque fois que l’on expire, rejettent bien du CO2 mais aussi d’autres mucosités.

 

Les techniques du naturopathe : le bilan de vitalité

La méthode du naturopathe est de faire un bilan de vitalité. Pour ce faire, le praticien fait une anamnèse, une sorte de questionnaire, pour savoir quel est le contexte professionnel, familial et social de la personne. Le but est d’adapter les reformes d’hygiène de vie en fonction de ce contexte. On ne peut raisonnablement pas demander à une dame qui travaille jusqu’à 18h et ayant 2h de trajet pour rentrer chez elle, de faire cuire ses aliments à l’étouffé pendant trois heures.

Apres avoir pris connaissance du motif de la visite, le praticien demande l’historique du motif de la consultation, comment cela s’est passé, quelles ont été les évolutions, à quelle date, etc. Ensuite il travaille, système par système, c’est ce qu’on appelle la systémique. Par exemple au niveau des intestins, il interroge sur le nombre, la fréquence et la consistance des celles, sur les caractéristiques de la digestion (ballonnements, gaz, etc.) et sur la prise des repas (vitesse, mastication, consommation d’eau, etc.). C’est tout un panel de questions qui oriente le naturopathe.

Le praticien fait donc un bilan pour essayer d’évaluer la vitalité de la personne et son degré d’encrassement au niveau des liquides, c’est-à-dire son éventuelle surcharge en toxines. Pour cela le praticien dispose de différents outils. Par exemple, avec la morphotypologie il analyse le crâne pour voir s’il y a différentes informations ou indications. Il peut également faire de l’iridologie, c’est-à-dire regarder au niveau de l’iris pour voir la trame, la couleur de l’iris afin d’y repérer des signes particuliers qui peuvent lui donner des renseignements sur l’état de santé de la personne. Il peut aussi s’aider de la mesure des pouls, d’examens physiologiques ou biologiques.

Une mission de conseil

Suite à son bilan de vitalité, le thérapeute établit un programme d’hygiène vital avec la personne. Il propose d’abord de nouvelles pratiques alimentaires avec soit des restrictions soit au contraire des aliments qui vont revitaliser. Ensuite, il s’agit de convenir de pratiques d’exercice physique en s’adaptant au temps disponible de la personne et à ces désirs. Enfin, le naturothérapeute ou le naturopathe enseigne aux personnes différentes techniques pour apprendre à se relaxer. Éventuellement, il peut être amener à suggérer une psychothérapie ou donner de simples conseils tels qu’écrire sur une feuille de papier ce qui n’arrive pas à être dit ou à être fait. Le but étant d’évacuer l’émotionnel que la personne a gardé.

Les outils du naturopathe

La naturopathe dispose d’un panel d’outils pour aide les personnes à retrouver leur vitalité et maintenir leur santé. Nous l’avons vu plus haut, il s’agit d’abord de conseils autour des pratiques alimentaires et d’exercice physique de la personne, puis autour de son hygiène mentale. L’hydrologie est un autre outil. Le naturopathe peut suggérer de prendre un petit bain ou alors un bain de pieds ou encore de mains, chaud ou froid en fonction de chacun. Bain de siège froid, bain dérivatif. Il existe ensuite d’autres techniques comme la réflexologie, les compléments alimentaires, les plantes, les huiles essentielles à des fins emonctorielles mais également à des fins de soulagement, de bien-être.

De nouvelles pratiques globales pour la personne

Ces différentes techniques pourront être utilisées en dehors des conseils en naturopathie. Cependant, si vous les isolez du concept de naturopathie elles seront moins efficaces. Par exemple, si une personne a un problème de rhumatisme articulaire, ce n’est pas parce qu’elle va mettre des huiles essentielles de gaulthérie sur l’articulation que le fond du terrain, qui est un terrain acide, sera modifié même si cela soulage. Pour modifier le terrain acide, il va d’abord falloir limiter l’apport d’éléments acides comme l’orange, le citron, le pamplemousse, les tomates cuites, ou d’éléments qui sont acidifiants comme le sucre blanc ou le pain blanc. Ensuite, la personne devra essayer de limiter tous les éléments acides endogènes comme le stress, les fermentations intestinales, etc. Pour que la naturopathie soit efficace, il est nécessaire que la personne se prenne en charge et qu’elle soit « acteur ». Le naturopathe n’apporte pas la solution, il donne des conseils, oriente la personne. C’est à elle de les mettre en application, ou pas.

Lire la suite du dossier dans notre magazine de Juillet 2013

F.D.- E.L.