L'agriculture Bio, comment ça marche ?

Agriculture
Typographie

La France s'est fixée un seuil 6% de surface agricole utile (SAU) pour la production de cultures biologiques, à atteindre d'ici fin 2012. A l'heure actuelle, les spécialistes s'accordent autour d'une SAU de 4% d'ici la fin de l'année. Quels sont les avantages de ce mode de production agricole et comment ça marche ? Point sur la situation.

La production bio n'est pas répartie de manière équilibrée sur le territoire. Les régions les plus actives en la matière sont le Rhône-Alpes, la région PACA, le Midi-Pyrénées, les Pays de la Loire, le Languedoc-Roussillon et l'Aquitaine. Parmi elles, seules la région Rhône-Alpes a atteint se quota de 6%.   

Le quart des exploitations françaises produisent une culture mixte, à la fois Bio et conventionnelle. Pour bénéficier du label  AB, les exploitations doivent respecter des critères relatifs au mode de production et d'étiquetage. Ils sont définis au niveau européen et sont harmonisés pour l'ensemble des pays membres depuis le 1er janvier 2009.

Un temps de conversion obligatoire avant de bénéficier du label

Ce temps de conversion, allant de 2 à 3 ans selon le type de culture (annuelles, semi pérenne ou pérenne), permet de s'assurer que les sols sont en bon état écologique et que l'agriculteur a développé et acquis de nouvelles pratiques agricoles, par exemple sur le fonctionnement des pesticides naturels. Car devenir une exploitation Bio implique de prendre en compte et de respecter l'environnement et la biodiversité.

Qu'est-ce que la production Bio ?

Produire du bio, c'est produire en respectant les équilibres naturels. Ce mode de production garantit au consommateur que l'agriculteur n'a pas utilisé de pesticides chimiques de synthèse ni d'OGM (un seuil de 0.9% est toléré). Les herbicides sont également défendus.  L'exploitant doit pratiquer la rotation des cultures, c'est-à-dire que d'une année sur l'autre, il cultive des plantes différentes sur les mêmes parcelles. Cette technique permet la maîtrise des mauvaises herbes, la prévention des maladies, la prévention contre les ravageurs, la gestion optimisée de la fertilisation et la préservation de la biodiversité. De plus, ce mode d'agriculture permet de varier les espèces de fruits et légumes afin de trouver celles qui s'adaptent le mieux au sol.

Les substances autorisées

logoeuropeenpantoneABPour développer sa production, l'agriculture s'appuie sur de nouvelles techniques et utilise, en sus des moyens mécaniques de travail des sols et des procédés naturels de désherbage comme le paillage ou la solarisation, des engrais et pesticides naturels qui lui permettent de lutter contre les maladies. Ils sont privilégiés aux engrais chimiques pour leur dissolution plus rapide que les produits de synthèse mais reste à utiliser avec précaution. Par exemple, le cuivre, dont l'utilisation est tolérée jusqu'à 6 kg/ha/an depuis 2006, n'est pas biodégradable. Malgré tout, ces techniques réduisent sensiblement la pollution des sols et des autres par rapport à l'utilisation des engrais chimiques.

Les organismes certificateurs

Six organismes agréés par les pouvoirs publics peuvent attribuer le label Bio : Aclave, Agrocert,
Ecocert, Qualité France, SGS et Ulase. Ils opèrent également des contrôles à différents stages de la production, de la semence à la vente, les exploitations  ponctuellement afin de vérifier le respect du cahier des charges une fois le label obtenu.

Source : www.natura-sciences.com