Les phtalates servent à 90% de plastifiant pour le PVC en leur donnant toute la flexibilité voulue. On les trouvent dans quasiment tous les articles en PVC, qu'ils soient rigides, semi-rigides ou souple mais également dans les aliments tels que le lait, le fromage, le poisson, les viandes, les margarines et les céréales.
Les risques de l'absorption des phtalates pour l'Homme.
Les phtalates agissent comme un leurre hormonal, ils provoquent des dérèglements hormonaux et induisent une stérilité de l'homme : ils entrainent une atrophie testiculaire qui conduira plus tard à la réduction de production de spermatozoïdes. De la même manière, les phtalates ingérés par les femmes enceintes, atteignent le foetus et entravent le développement des testicules.
Une étude auprès de 600 enfants en Allemagne a démontré que 100 % d'entre eux avaient dans leur corps des traces de phtalates. Chez tous les enfants, on y retrouve 5 phtalates et chez 20 % des enfants ces phtalates sont en quantité toxique.
Déjà interdit dans l'industrie des jouets pour sa dangerosité (classifié "toxique pour la reproduction") par la Commission Européenne depuis janvier 2007, le DHEP, le plus dangereux des phtalates, sera définitivement interdit en Europe fin 2012, en attendant il est toujours présent dans nos aliments...
Dans un reportage diffusé en 2010 intitulé "L'emballage qui tue", Arte nous apprend que la fameuse pâte à tartiner Nutella de Ferrero contient du DEHP et que le fabricant ne s'en cache pas et se défend en affirmant que la quantité de ces plastifiants est très faible et donc totalement inoffensive pour l'organisme.
Le problème de l'infertilité étant grandissant, nous sommes en droit de nous demander si l'accumulation de la consommation de produits contenant des phtalates reste inoffensive pour l'Homme.
L'emballage qui tue 1/2 par Wakeup-
L'emballage qui tue 2/2 par Wakeup-
Sources : Office Fédéral de l'environnement, INRS et reportage d'Arte




