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Pêche abusive, surpêche : les ressources des océans menacées !

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poissonsLes écosystèmes marins sont menacés et de plus en plus d'espèces sont en voie de disparition. Surpêche, non respect des restrictions et des quotas, pollutions... Bon nombre de nos pratiques ont un impact néfaste sur notre environnement et la grande bleue n'y échappe pas.

La pêche à la baleine : interdite mais contournée !

Toutes les semaines, au Japon, des baleines sont pêchées alors que cette pêche est réglementée. Depuis 1982, un moratoire sur la chasse à la baleine pour des raisons commerciales a été adopté par les trois quarts des membres de la Commission baleinière internationale. Le Japon, après y avoir fait objection, a finalement adopté ce moratoire en 1987. De nos jours, c'est sous couvert de la recherche scientifique que les japonais pêchent la baleine car leur chair fait le bonheur des gourmets et est payée un bon prix. La baleine est pourtant une espèce menacée de disparition ! Des marsouins sont également achetés en mer à des pêcheurs russes ou autre. La pêche japonaise a déjà détruit les trois quart de cette espèce. On les vend comme chair de baleine, car il parait qu'il n'y a pas réellement de différence de goût.  La commission baleinière a bien tenté d’interdire toutes les pêches dites scientifiques du Japon mais celle-ci s'est soldée par un échec : le Japon a menacé de ne plus respecter les autres règles...

Des espèces menacées à cause de la surpêche

poissons-filetIl y a un siècle, on trouvait 250 à 300 000 baleines bleues rien que dans les mers du sud, des animaux de 130 tonnes ou plus. Capturer ces animaux pacifiques était un jeu d’enfant. Dans les mers du nord, on le fit sans limites voila 30 ou 40 ans. Les bateaux-usines de la seule Norvège débitaient 30 000 baleines par an, l'équivalent d'une centaine par jour. Et ça continue ! Devant la raréfaction de l'espèce, des interdictions et des quotas ont été établis. Mais leur application n'a été ni immédiate, ni collective. On s’est aperçu, un peu tard, que les bateaux russes continuaient leurs pêches en dissimulant leurs activités sous des nappes de brouillard artificiel car les japonais payaient bien ces prises. 80 000 baleines ont été exterminées ainsi. Il a fallu de temps pour s’apercevoir que l’espèce était en voie de disparition. Il en reste de nos jours un petit millier.

La pêche s'est alors rabattue sur les rorquals, petite baleine de 6 à 7 tonnes.  Les résultats n'ont pas tardé à se faire sentir. Ils étaient 500 000 dans les années  80, de nos jours environ 20 000 subsistent. En quelques décennies, 95 % de cette population a disparu. Malgré cela, les norvégiens, russes et canadiens continuent de traquer l’espèce classée en voie de disparition. Même l'Islande vient de s’y remettre, sous le prétexte d’étudier leur régime alimentaire. Evidemment, personne n'y croit...

De nombreuses espèces de poissons sont concernés par la surpêche. Il y a par exemple le thon qui risque de disparaitre malgré une bonne reproduction. Face à la multiplication par 30 des quantités pêchées depuis 1900, on peut comprendre que l'espèce ait du mal à se reproduire.  Pour les dauphins, le danger vient majoritairement des filets de pêche dérivant des gros bateaux. Ils ramassent chaque année environ 8 % de leur population. De 100 000 il y a 20 ans, il n'en reste que quelques milliers aujourd'hui. Ce ne sont pas les seuls à se faire piéger par ces filets. Morues, requins, marsouins, thons bleus, esturgeons... De nombreux poissons se font prendre alors ce que type de filet est interdit pour la pêche au thon et à l'espadon. En outre, même si cette interdiction devrait être généralisée, les moyens manquent pour vérifier l'application de cette réglementation sur les filets.

De plus en plus de poisson pêchés grâce à des techniques sophistiquées

En 50 ans, nous sommes passés de 20 à plus de 100 millions de tonnes pêchées chaque année alors les mers ce vident. De nos jours, même avec les moyens de plus en plus conséquents et des outils de plus en plus sophistiqués,  les quantités pêchées n’augmentent quasiment plus car les mers sont surexploitées.

chalutLes techniques de pêche ont bien évolué, avec l'utilisation de sonars, de contacts satellites et même parfois d'hélicoptères qui aident à localiser les bancs de poissons. Ils n'ont plus aucune chance d'échapper aux filets, et ont de plus en plus de mal à se reproduire.  Les pêcheurs en arrivent à prendre jusqu'à 30 tonnes avec un coup de filet, et jusqu'à 100 tonnes par sortie en mer. Avec des filets allant jusqu'à 60 kilomètres de long, aussi large qu’un département, 6 fois la longueur de Paris. Le pire ? 40 à 50 % des prises de cette pêche industrielle sont rejetées mortes... Que faire quand les simples actions de dénonciation de ces problèmes ne suffisent plus ?  

Nous devons lutter pour imposer une taille raisonnable aux filets, avec de mailles plus larges pour que le petit poisson puisse s’échapper et surtout réduire le nombre de bateaux et les quantités pêchées. Toutes ces mesures ont déjà été prisent mais on ne les respectent pas. Même les petits pêcheurs ne sont pas d’accord avec les limitations car leur travail fait vivre leur famille. Cependant, il faut raisonner à moyen et long terme également car si ces pratiques continuent, il n'y aura plus rient à pêcher dans nos océans.

La dénonciation cette surexploitation

Paul Watson, capitaine de navire, garde-côte canadien , puis officier suédois a décidé d'agir dès les années 70.  Après avoir accompagné les actions contre les baleiniers aux côtés de Greenpeace, il fonda la Sea Shepherd Conservation Society. Il est connu pour avoir coulé une dizaine de baleiniers mais aussi par ses actions controversées vis-à-vis des usines de traitement de l’huile de baleine. Il a même été jusqu'à peindre des bébés phoques en rose pour qu'on ne puissent pas utiliser leur fourrures.

 

La mer modère la température de la Terre, elle absorbe la moitié du gaz carbonique produit, elle nourrit l’homme et en échange ceux-ci la pille et la salie. Elle nous apporte énormément : 800 plateformes y puisent du pétrole, ses marées et ses vagues fabriquent l’énergie, l’aquaculture pourrait nous donner 50 % de nos besoins en poisson et des milliers de tonnes de métaux précieux tapissent le fond des océans comme la manganèse, le cuivre, le fer , le cobalt ou encore le nickel. Il y a déjà des labels qui garantissent une pêche équitable tels que "eco-fish" ou "pêche responsable". Repérez les et donnez leur votre préférence. Exiger qu'on ne pêche pas plus que ce que la mer peut produire, n'est-ce pas là le simple bon sens ?


Commentaires  

 
+1 #1 Pétition WWF contre la surpêcheFredoutch 08-02-2012 10:01
Pour demander à l'Union Européenne :
  • l'arrêt des pratiques de pêche destructrices
    la sauvegarde des communautés littorales et des emplois liés à la pêche
    la garantie de conserver des populations de poissons disponibles pour les générations futures


Venez signer cette pétition : e-activist.com/.../...
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