Les écosystèmes sont des lieux ou toutes les conditions sont réunis pour favoriser la vie, c'est l'association des être vivants et de leur environnement biologique, géologique et climatique.
Le projet biosphère, il y a quelques années, on a construit au cœur de l'Arizona une installation grande comme deux terrains de football. On y trouvait un désert, une forêt tropicale, des cours d’eau, un marais et même une plage avec son océan miniature. Huit chercheurs prirent place dans ce bocal géant. Leur objectif était d'y vivre pendant 2 ans, complètement coupé du monde extérieur. Pour se nourrir, ils avaient amené quelques animaux d'élevage pour la viande et le lait et ils cultivaient leur propre potager.
On bout de quelques temps, des événements inattendus sont venus dérégler cette belle mécanique. Tout d’abord, il y a eu cette histoire avec les colibris. Ces oiseaux ont coutumes de monter très haut puis de plonger en piqué pour séduire leurs belles et il s'est révélé que le plafond de la biosphère n’était pas assez élevé. C’est ainsi que le cycle de reproduction des colibris fut interrompu.
Autre problème et non des moindres : les abeilles ont besoin de rayons ultraviolets pour s’orienter. Or, on s’est aperçu que le verre utilisé pour le revêtement du dôme filtrait les ultraviolets. Sans pollinisation les fleurs et les plantes ont commencé à dépérir. Quand la vie végétale va mal, il ne faut généralement pas longtemps pour que la vie animale en subisse les conséquences. Après 18 mois, la concentration d’oxygène avait chuté, l’air était aussi difficile à respirer qu’à 6 000 mètres d’altitude. Les seuls qui s’en sortaient bien étaient les cafards et les fourmis : ils ont proliféré très rapidement. C'est grâce à l'importation d'oxygène, pompée de l’extérieur, que les scientifiques ont pu rester en vie.
Cet échec nous a permis de comprendre que la nature repose sur des éléments subtils et complexes, fruit de millénaires d’évolution et donc très difficile à reproduire artificiellement. Cela montre que de petites causes peuvent avoir de grandes conséquences. Ce qui est arrivé dans la biosphère peut très bien arriver à une plus grande échelle, sur notre planète. Saviez-vous par exemple que les papillons sont en voie de disparition ? C'est un grave problème car ils sont à la fois agents pollinisateurs et proies pour les batraciens, les chauves souris ou les oiseaux.
Pourtant, rien qu'un peu de jardinage pourrait les protéger. Pour aménager un coin de jardin pour les papillons, voici quelques éléments : les papillons aiment la couleur, le soleil, être à l’abri du vent et même les mauvaises herbes. Un coin un peu sauvage dans un jardin n’est pas mauvais non plus, les papillons en ont besoin. En effet, l’ortie est la nourriture préférée des chenilles. Les papillons aiment également les étangs et les petits bassins. Vous pouvez aussi les nourrir, par exemple en réalisant des mixtures avec du miel, une pincée de sucre, un peu de sel et de l’eau pour délayer le tout. Mettez ça sur une fleur artificielle confectionnée avec un pot de yaourt usagé et vous verrez comment ils seront attirés. Vous pouvez même mettre une coupelle d'eau et des plantes aromatiques pour les rendre heureux. Ça n'a l’air de rien mais ces petits gestes servent à l’environnement. Et ce qui sert à l’environnement sert à l’homme
Entre mer et forêt, il existe un troisième écosystème au moins aussi riche et passionnant que les deux autres : la Mangrove. Ce sont des écosystèmes caractéristiques de marais maritimes principalement constitués de ligneux spécifiques tels que les palétuviers. On en trouve par exemple en Malaisie, à Bornéo.
Les racines des palétuviers poussent également hors de l'eau pour s'adapter à la forte salinité et à la faible oxygénation du substrat marin. La forme la plus caractéristique est celles des échasses qui permet aux arbres de vivre sur de véritables pilotis et de respirer hors de l'eau saumâtre des fonds marins marécageux situés dans les zones de balancement entre mer et forêt. De plus, les racines des palétuviers amortissent les effets des raz de marée et des fameux tsunamis. En général, la Mangrove aide à lutter contre l’érosion des côtes.
Les palétuviers sont très importants car ils contribuent à la chaine alimentaire de ces écosystèmes. Les feuilles tombent dans l'eau où elles se décomposent. C'est la nourriture préférée des crevettes et des petits poissons qui eux seront la proie des oiseaux, des crabes violonistes ou des poissons plus gros... Et tout ce beau monde finira sa course dans l'assiette de l’homme.
A Bornéo, dans la Mangrove, on trouve également la Rafflésie, la plus grosse fleur sans tige du monde. Elle compte également 2000 espèces de plantes et de poissons, sans parler des crustacés et des mollusques.
Mais les braconniers viennent couper les arbres dans les zones protégées. Par exemple, sur l’Ile de Pâques, les hommes ont puisé toutes les ressources de l’île jusqu’à ne plus pouvoir y vivre. Il faut que cela nous serve de leçon, nous devons sauvegarder les espèces, les habitats et contrôler notre consommation. Avec un peu de bon sens, nous pouvons ne pas reproduire ces erreurs et ne pas consommer plus que la terre ne peut produire.



