L'impact de l'homme sur la flore avec le réchauffement climatique et l'utilisation plus que raisonnable des ressources naturelles a des conséquences graves. Chaque jour nous appauvrissons la biodiversité et de nombreuses espèces végétales disparaissent.
Le déboisement
Les forêts tropicales recouvrent 7% de la surface des terres émergées et renferment entre 50 et 70% des espèces vivantes.
Au niveau mondial, entre 1981 et 1990, les forêts tropicales ont régressé (coupes rases, incendies) d’une surface de 1 540 000 km² ce qui correspond à 3 fois la France ! Pour mieux se rendre compte cela équivaut à un stade de football toute les 2 secondes !
Détruire la forêt a pour effet de fragiliser le sol, aggraver les risques d'érosion et augmenter le phénomène de désertification.
Les principales raisons qui poussent l'homme à raser les forêts sont économiques. Par exemple, la forêt Amazonienne que l'on surnomme fréquemment "le poumon du monde" a perdu plus du cinquième de sa superficie et ce qui reste est menacé. En effet, en raison de l'épuisement progressif des forêts d'Asie et d'Afrique, l'Amazonie devient la principale source d'approvisionnement des industries du bois. La part du bois en provenance du Brésil est passée de 14 % à 85 % en deux décennies. Environ 80% du bois coupé est considéré comme illégal (troncs de diamètre trop faible par exemple).
L'homme ne défriche pas les forêts uniquement pour le bois. Le déboisement offre également plus d'espace à consacrer à l'agriculture intensive (soja, palmiers à huile ou canne à sucre) et à l'élevage. En dix ans, la surface de forêt perdue en Amazonie atteint entre 415 000 et 587 000 km² (la France a une superficie totale de 500 000 km²) celle-ci devenant en majorité des pâturages pour le bétail.Ceci n'est pas sans conséquences. Quand la forêt n'existe plus, le sol fragilisé s'oxyde rapidement à la lumière du soleil et disparaît. L’Amazonie est un immense réservoir à espèces : plus de 300 000 ont été identifiées, sans parler des nouvelles découvertes chaque jour.
De manière générales, de nombreuses espèces animales sont aujourd'hui menacées à cause de la déforestation. Par exemple, le Tek en Asie est chassé et utilisé dans la fabrication des salons de jardin ou de certains ponts de bateaux. De nos jours, la coupe sauvage du Tek est prohibée mais il existe cependant un trafic illégal très intense dans certaines zones de la Birmanie frontalières avec la Chine et la Thaïlande. La vente du Teck constitue également la seconde ressource financière officielle du régime militaire dictatorial au pouvoir en Birmanie, avec 300 millions de dollars en 2004, ce qui représente plus de 10% de ses revenus (source Global Witness).
L'exploitation du bois sert également nos industries de papier. En Finlande, une forêt de grands conifères et de bouleaux de Laponie contenant des arbres de plus de 300 ans, a été transformée en pâte à papier. On tue, de cette façon, un milieu qui abritant de nombreuses espèces menacées ainsi que le territoire d'un peuple éleveur de rennes. C'est tout un écosystème qui se trouve ébranlé.
Il vaudrait mieux privilégier les espèces locales comme le châtaignier ou le mélèze en France. Ceci limiterait le transport et réduirait l'emprunte écologique des produits que nous consommons. Qui plus est, contrairement aux zones tropicales, les forêts françaises regagnent du terrain.
L'impact de l'agriculture intensive ou inappropriee sur la flore
La France est le troisième pays forestier de l'Europe après la Finlande et la Suède. Cependant, son paysage forestier a été modifié par l'agriculture. En effet, une grande partie a été abattue pour être remplacée par des cultures durant le XIX ème siècle.
Les pesticides
Ils ont été utilisés à partir de la seconde guerre mondiale. En France, la majorité des pesticides sont consommés par les forêts et les productions végétales, comme par exemple la pomme de terre ou les betteraves.
Le problème réside dans la banalisation de l'usage de ces pesticides. Nous nous en servons par exemple pour désherber (autoroutes, chemin de fer, les terrains de golf...). Les pesticides s'accumulent dans les sols, sont peu dégradables et sont restitués pendant plusieurs années, notamment par les cours d'eau. On sait que l'utilisation de pesticides est responsable de la disparition des lichens et du dépérissement forestier.
Les pesticides et produits chimiques en général ont des conséquence sur le déclin des pollinisateurs (comme les abeilles) qui sont présents sur les trois quart des cultures. Leur disparition entraînerait la chute du rendement et donc une augmentation des prix.
Le drainage des terres humides
En agriculture, le drainage est une opération qui consiste à favoriser artificiellement l'évacuation de l'eau à la suite de précipitations. Cette évacuation peut utiliser des fossés ou des drains. Sur des millions d’hectares, des siècles ou millénaires de drainage ont entraîné la disparition quasi-totale ou totale de vastes zones humides.
La modernisation des methodes de drainage, intégrant par exemple de puissantes pompes de relevage, a souvent fait disparaître en quelques décennies des réseaux importants de ruisseaux, fossés, noues, zones d’expansion de crues et rivières non régulées. Ce phénomène a pour conséquence une réduction de l'eau localement disponible pour la faune et la flore naturelle, mais aussi pour l'approvisionnement local en eau potable, pour les loisirs, la pêche... Ce phénomène, en obérant gravement les potentiels de restauration de la biodiversité et des sols, il contribue à les dégrader.
Le drainage moderne est souterrain donc quasi-invisible au regard. Il exacerbe discrètement mais fortement l'assèchement estival des sols (sécheresses, érosion) et prive les nappes d’une partie de leur alimentation. Qui plus est, il encourage souvent in fine l’irrigation qui elle-même, prélève dans les nappes au moment où celles-ci sont généralement à leurs plus bas niveaux.
Diverses études basées sur de nombreuses mesures (quantité et qualité) des eaux issues de drains agricoles (ex : PIREN-SEINE 1996. Études picardes, études canadiennes) montrent que :
- les drains sont efficaces dans les situations de "drainage intense" et contribuent à l’exacerbation des écoulements des rivières avec un transfert quasi immédiat de la pluie aux cours d’eau, ce qui explique, dans certains bassins versant, l’augmentation de la brutalité des inondations.
- l’évacuation des particules et matières dissoutes est systématique, bien que plus ou moins importante selon la nature du sol et des cultures (engrais et pesticides rendent les sols plus sensibles au lessivage des matières organiques et particules fines), mais irrégulière (variations intra et interannuelles) ; le drainage agricole contribue néanmoins clairement à l’appauvrissement des sols (horizon AP) conclut l’étude française PIREN-SEINE 1996.
- Combinée aux effets des pratiques agricoles telles que le désherbage chimique, le labour et l’utilisation d’engins lourds tassant les sols, le drainage a contribué dans de nombreuses régions d'Europe à l'accroissement considérable des charges sédimentaires des cours d'eau. Cet accroissement de la turbidité et de la sédimentation a de nombreux effets négatifs sur les écosystèmes d'eau douce et estuariens :
1. en réduisant l'habitat disponible pour la flore et la faune nécessitant une faible turbidité
2. en accélérant le comblement des zones humides,
3. en augmentant les risques sanitaires pour les espèces.
Les OGM (Organismes génétiquement modifiés)
Le maïs et le colza, souvent destinés à l'alimentation animale, peuvent être génétiquement modifiés et sont de plus en plus cultivés.
Est-ce que ces plantes transgéniques sont sans danger pour la nature ? Est-ce qu'elles ne vont pas se croiser avec d'autres plantes ? Existe-il une pollution génétique ?
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est un comité d'évaluation. Elle établit notamment des cahiers des charges précis de données qui doivent être fournies pour toute culture d'OGM. De plus, elle mène également ses propres projets de recherche et analyse les études scientifiques publiées par les ONG (par exemple, celle de Séralini et al., sur le MON 863, qui contient selon elle des erreurs statistiques). Son rôle est consultatif.
A noter que des OGM sont produits au sein de l'Union Européenne : en septembre 2007, 8 variétés OGM ont été autorisées dont 2 de coton, 4 de maïs et 2 de colza. En 2010, d'autres autorisations ont été données notamment pour la pomme de terre Amflora et plusieurs variétés du maïs MON 863.
Les algues vertes
Les engrais agricoles rejettent des nitrates et cela entraîne une prolifération rapide d'algues vertes sur certaines côtes, comme ce que l'on peut obserer au nord de la Bretagne.
Ces algues absorbent l'oxygène de l'eau, masquent la lumière, appauvrissent la vie marine. Elles rejettent également des gazs nocifs, contrairement aux algues « classiques » qui jouent un rôle dans la formation des dunes et fournissent un engrais naturel aux plantes qui germeront dans le sable.
L’une des solutions est l’utilisation d’une agriculture écologique, tenant compte de tous les éléments qui font de notre terre un réservoir naturel qui s'économise et se respecte.
L'impact de l'industrie et de l'urbanisation sur la flore
L'homme, en profitant des minéraux contenus dans la terre, provoque des catastrophes comme les émanations toxiques abîmant les pâturages (vapeurs fluorées), la contamination des sols par le plomb, ou encore la formation de terrils lors de l'exploitation des mines qui modifie la biodiversité.
Les conséquences sont de différentes nature. D'une part, le matériel utilisé comme les engins d'extraction cause de gros dégâts : l'érosion des pentes en est un exemple. Cependant, les matériaux ont aussi leur impact : dans les villes, les sols peuvent être contaminés par le zinc, le plomb, l'arsenic. Ils sont parfois appauvris voire même stérilisés par le béton qui annile toutes leurs richesses.
D'autre part, l'exploitation du sol à outrance a également des effets néfastes sur la flore. Prenons par exemple les tourbières en France. La moitié d'entre elles ont disparu à cause de leur exploitation pour le chauffage ou le jardinage..., alors que celles-ci accueillent des plantes comme la linaigrette ou des plantes carnivores telles que le drosera.
Enfin, pour protéger nos côtes de l'érosion, il est parfois nécessaire de déplacer des routes côtières afin de préserver les dunes qui font barrage.
La pollution
La pollution des sols provient de divers éléments, tous conséquence de l'activité humaine :
- les engrais (l'agriculture intensive),
- les produits chimiques (les décharges)
- les industries (et leurs rejets toxiques dans les cours d'eau ou dans l'air)
- les transports (emission de gaz à l'effet de serre)
- etc.
Ceux-ci sont responsables de la diffusion des polluants qui sont absorbés par la racine des plantes.
Les récifs coralliens
Les récifs coralliens aident la recherche contre les maladies les plus rudes comme le sida ou encore le cancer. Ils sont constitués de carbonate de calcium qui est compatible avec le corps humain pour fabriquer des prothèses osseuses. Les coraux sont également une barrière protectrice contre les tsunamis. Malheureusement, ils dépérissent à un rythme très rapide à cause du réchauffement planétaire.
Le nucléaire
En France, 77% de l'électricité provient du nucléaire, ce qui lui permet d'être indépendante en matière d'électricité. Il reste cependant un risque de pollution massive et sur de nombreuses années en cas d'accident nucléaire, comme en 1986, la catastrophe de Tchernobyl en Ukraine.
Impact du réchauffement climatique sur la flore
Les conséquences du réchauffement climatique pour la flore ne sont pas à sous-estimer. L'augmentation des tempêtes, inondations, tsunamis et autres phénomènes climatiques entrainerant tout sur son passage, ont de lourdes conséquences sur la flore qui sera la première touchée. Le réchauffement entraine également l'augmentation des surfaces arides et donc la désertification, au détriment des espaces verts. La fonte des glaciers augmente le niveau de la mer qui recouvre ainsi les plaines deltaïques et les îles qui perdront toute végétation terrestre une fois englouties.
En conclusion de l'impact sur la flore
Il faut que tout le monde et surtout tous les gouvernements remettent en question leurs pratiques et réorientent leurs objectifs.




