Selon Richard Leakey, ancien directeur des services civils du Kenya, célèbre depuis des décennies pour sa défense des grands singes d'Afrique, la planète verrait disparaître entre 50 000 et 100 000 espèces (animaux, végétaux, insectes, poissons, etc.) chaque année.
Ce tel rythme n’a été constaté qu'à cinq reprises dans toute l'histoire de notre planète : ce sont les cinq extinctions de masse que celle-ci a connu, la dernière en date étant celle qui a vu mourir les dinosaures, il y a 65 millions d'années !
L'élevage et agriculture
A cause de l'agriculture intensive, les agriculteurs utilisent des produits chimiques qui appauvrissent et rendent stériles nos sols et la faune qui s'y trouve (fourmis, arachnides, vers de terre...).
Les insecticides ne tuent pas que les animaux vivant dans le sol, ils tuent également les espèces pollinisatrices. Prenons par exemple les abeilles : les insecticides employés pour le tournesol leur sont néfaste. De la même manière, la mondialisation a un impact sur les ruches à cause de la commercialisation des reines de Varroa qui sont des acariens.
Impact de la pêche intensive sur la faune
Le principal problème de la pêche intensive et non sélective tend vers un épuisement des stocks. En effet, plusieurs espèces aquatiques telles que le thon rouge, le cabillaud ou autres sont en voie de disparition alors que la pêche n'est toujours pas interdite ("pour respecter la tradition" selon les Japonais en parlant du thon rouge !).
Aujourd’hui, à peu près un tiers des poissons pêchés dans le monde sont transformés en nourriture destinée aux poissons d’élevage, provoquant ainsi un effondrement du nombre des espèces de poissons prédateurs puisqu’ils n’ont plus de nourriture. Les dauphins sont victimes des immenses filets de pêche dérivants. De même, la pêche à la dynamite tue tout sans distinction.
Les loisirs des hommes
Les stations de ski et toutes les autres installations sportives ou de loisirs telles que les terrains de golf sont remplies de pesticides. Les combat d'animaux (chiens, coqs, vaches, poissons etc.), corridas etc. Les introductions volontaires d'animaux (grenouille-taureau par exemple). La chasse ou la pêche à outrance c'est à dire avec des proies qui ne sont pas consommées ou gaspillées, etc. Toutes ces activités ont un impact négatif sur la planète et les éco-systèmes.
Impact du trafic des animaux sur la faune
Il y a le trafic d'espèces protégées comme celui des singes et des parties d'animaux présentant une grande valeur marchande. L'ivoire des défenses d'éléphant en est un exemple.
Le commerce illégal des espèces menacées est le deuxième facteur de dégradation de la nature, après la destruction des milieux naturels.
Les cobayes et expériences
Pour la manipulation génétique (chèvre), la création de races nouvelles (chiens ex: pitbull), expériences médicales.
La transformation de l'environnement
L'industrialisation, la construction des villes, des lignes à haute tension et autres installations ne prenant pas compte des animaux sont autant de lieux où la vie animale a presque été réduite à néant.
La disparition d'espèces végétales entraîne la disparition des animaux qui les consomment.
Impact de la pollution sur la faune
Les marées noires engluent les oiseaux. Les sacs plastiques sont avalés par les tortues marines. Les fertilisants, et tous autres déchets, provoquent des problèmes environnementaux en raison de leur composition, de leur solidité, leur visibilité et leur durabilité.
Les animaux comme matière première des industries
Les industries utilisent les animaux pour le cuir (vache, chèvre), pour la confection de sacs (crocodile, serpent), les fourrures des animaux sont utilisées pour la fabrication de manteaux ou de foulards (renard, chien, chat). En effet, deux millions et demi de chiens et de chats sont tués ou maltraités chaque année. Ils sont dépecés vivants. Les chats sont étranglés et les chiens roués de coups pour leur fourrure.
Les pays qui ont interdits sur leur sol les peaux ou fourrures de chats et de chiens sont encore minoritaires.
Impact du réchauffement climatique sur la faune
Le réchauffement climatique a pour effet direct la fonte de la banquise et menace l'ours blanc du fait de la diminution de son territoire de chasse. Il modifie les habitudes des oiseaux migrateurs (par exemple : l'hirondelle s'arrête en Bretagne au lieu de continuer sa route vers l'Afrique). Ces changements de routes migratoires permettent le contact d'oiseaux sauvages avec les élevages de volailles domestiques entraînant la propagation de maladies, comme la grippe aviaire.
L'assèchement des zones humides entraîne la disparition d'un tiers des amphibiens. On constate également une prolifération de certaines espèces nuisibles comme des chenilles urticantes, au point d'envisager son éradication.
Conclusion de l'impact de l'homme sur la faune
Pour inverser la tendance, car il est encore temps, il faut que tous, nous prenions conscience du phénomène et changions nos habitudes alimentaires, de production, de consommation et que nous apprinons à vivre avec la nature... Autrement ce sera l'humain qui figurera sur la liste des espèces en voie de disparition !
Ainsi donc, il faut s'investir dans la protection, la restauration, la conservation des habitats naturels...afin de mieux vivre AVEC les animaux et pas seulement en les utilisant.




