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Homme et biodiversité

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La biodiversité à préserver sur terre et en merLa biodiversité est la contraction de biologie et de diversité. Elle représente la diversité des êtres vivants et des écosystèmes de la planète. Elle évoque la diversité du vivant, c'est-à-dire tous les processus, les modes de vie ou les fonctions qui conduisent à maintenir un organisme en état de vie.

Il existe des millions d'espèces connues et également des millions d'espèces inconnues.  On a répertorié et nommé quasiment tous les mammifères, les oiseaux et reptiles qui peuplent la planète mais pour les insectes, les mollusques et les champignons, il reste encore à faire. Sans parler des virus et des bactéries qui grouillent partout.

Il n’existe pas d’espèce inutile, elles ont toutes un rôle à jouer dans la chaine de la vie. Les herbivores mangent les plantes et sont mangés par les carnivores qui finissent dans notre assiette.

La Terre a déjà connu cinq extinctions d'espèces au cours de son histoire, la dernière étant celle des dinosaures. L'hypothèse la plus vraisemblable expliquant la fin des dinosaures serait celle d'une météorite ou d'un astéroïde  qui serait venu frapper la Terre.

Aujourd'hui, beaucoup de scientifiques considèrent que nous serions dans une sixième grande crise d'extinction d'espèces et celle-ci serait due à l'action de l'homme, l'homo sapiens, sur son environnement. Cette fois, la météorite menaçant la grande chaine du vivant, c’est nous !

On ne peut nier que depuis l’apparition de l’Homme beaucoup de choses ont évolué. Aussi longtemps qu'ils pratiquaient la chasse et la cueillette, nos ancêtres ont prélevé dans la nature se dont ils avaient  besoin et se déplaçaient en fonction du gibier. Tout cela a changé au néolithique : l'homme a commencé à se protéger des prédateurs. En devenant sédentaire, il a également développé l'agriculture et l'élevage.  Cette étape de l'évolution des modes de vie humains a marqué le début de la domestication de nombreuses espèces et de la sélection des espèces et des races les plus résistantes, dont le rendement était le meilleur.

Ce phénomène s'est fortement amplifié depuis deux siècles avec le développement de l'ère industrielle. Il s'est accru après la seconde Guerre Mondiale avec l'utilisation croissante des engrais chimiques, des pesticides et les recherches en manipulation génétique.

L'uniformisation des espèces entraine un appauvrissement de leur capital génétique. De ce fait, elles sont plus vulnérables aux virus et aux parasites. De nos jours, plus de la moitié de la population mondiale ne subsiste que grâce à la production de blé, de maïs ou de riz. Imaginons ce qu’il se passerait si une maladie venait à éradiquer ces céréales : ce serait une catastrophe, la famine pour des millions d’individus.

De plus, l'utilisation des pesticides, dont l'objectif est de protéger les cultures, n'est pas sans conséquences pour la santé de l'homme. Certes, ils éliminent les nuisibles, mais on les retrouve également dans notre alimentation.

  

La nature et l’homme : un besoin de diversité...

Saviez-vous que 80% des médicaments contre le cancer, les maladies cardiaques, et tant d’autres maladies, utilisent des substances actives dérivées des plantes ? Que l’arbre à pin est préconisé contre les douleurs rhumatismales, que l’hibiscus est riche en vitamine C ou que l’arbre à maté a des vertus tonifiantes ? La nature est un formidable réservoir.

Mais une diversité menacée !

La mer est une ressource importante de notre planète, elle nous fournit énormément de biens. Pourtant, on la détériore, on la salie, on l’épuise en pêchant au delà de ses possibilités... De même pour la forêt tropicale : elle compte plus de 50 000 espèces d'arbres  et des millions de plantes ou d’animaux inconnus. Malgré ça, l'activité humaine est dévastatrice !  Nous coupons, brûlons et saccageons... Quand on sait qu’un seul arbre tropical peut porter sur lui des centaines de coléoptères, on imagine la faune mise en péril à chaque fois que l’un d’eux meurt. On pourrait citer de nombreux exemples où l'activité humaine menace la biodiversité. Il peut s'agir par exemple du sort des baleines ou le déclin des abeilles ! Dans la biodiversité, les animaux les plus petits ne sont pas les moins utiles : ils transportent le pollen, nettoient, fertilisent le sol... La destruction d’une seule espèce qu’elle soit animale ou végétale est une perte irréversible !

La protection de la biodiversité

Il existe des actions qui visent à agir pour préserver des espèces aujourd'hui menacées et pour lutter contre les détériorations engendrées par l'activité humaine.  Par exemple, on a réussi à sauver de justesse le bison et l’oryx en les réimplantant dans leurs milieux naturels.

"Chaque jour plus de 100 espèces disparaissent "

Mais pour ces deux miraculés, combien y a-t-il d'espèces sacrifiées par cupidité ou par bêtise ? L’auroch disparu au 17ème siècle, le grand pingouin de l’atlantique nord exterminé au milieu du 19ème siècle, le thylacine de Tasmanie (appelé également Loup marsupial, Loup de Tasmanie ou encore Tigre de Tasmanie) disparu en 1937 et le dodo de l’Ile Maurice chassé pour sa chair et ses œufs. D'innombrables espèces ont ainsi été anéanties en quatre siècles et on prévoit que dans les années à venir on pourrait atteindre 30 000 disparitions par an, soit environ 100 espèces par jour, 3 millions dans le siècle.

Quelles sont les espèces les plus menacées ?

Il y en a tant qu'il est impossible d'en donner une liste exhaustive !  A titre d'exemple, nous pouvons citer le rhinocéros dont la corne est très appréciée, les tortues marines, le condor de Californie, le tigre du Bengale, le gorille, le panda et même l’éléphant, sans oublier certains dauphins, les requins, les baleines, le thon rouge, etc, etc.

Quelques solutions au travers du monde

Au Congo les gorilles des montagnes sont chassés pour leur viande ou leurs cranes et leurs mains, réputés pour porter chance et sont très prisés par les trafiquants et braconniers.  Au Rwanda, pour lutter contre le braconnage, les gorilles sont devenus l’emblème de ce pays. 10% de la superficie du pays a été convertie en parc nationaux. En outre, les gorilles peuvent également être une source de revenus pour les pays. En Ouganda, chaque gorille de montagne rapporterait un million de dollar par an au trésor public.

" Les aires naturelles protégées représentent seulement 3 % de la surface de la planète. Il faudrait multiplier les réserves terrestres et maritimes et soutenir les pays qui font des efforts en ce sens. "

Les jardins botaniques royaux de Kew en Angleterre,  inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, rassemblent un des plus grands herbiers du monde et abritent une des plus importantes collections de plantes du monde. On y conserve notamment les espèces végétales en voie de disparition.  Ainsi, des millions d’espèces sont classées  et chaque année sont complétées par plus de  45 000 autres. Les graines sont conservées dans des endroits spéciaux, ou banque, et pourront être replantées dans 100 ou même 300 ans. Il y a aux Philippines une banque spécialisée dans le riz, une au Mexique qui conserve le mais et au Pérou, on a mis 5000 variétés de patates dans des coffres forts.

L’équilibre naturel des îles est plus fragile et il arrive souvent que les espèces animales ou végétales importées détruisent d'autres espèces locales. On appelle « peste végétale » le développement prolifique d'une espèce importée par l'homme au détriment des espèces endémiques. Par exemple, le toromiro, arbre mythique de l’Ile de Pâques, a été anéanti à cause de l'introduction d'animaux sur l'île, notamment des moutons : en 1962 il ne restait plus qu’un seul spécimen au fond d’un cratère. Grace à une action de préservation, 63 plantes ont été réintroduites dans leur  milieu naturel en 1995. Sur l’Ile de la Réunion, c’est le cas du raisin marron qui fait des ravages et contribue à la disparition de la forêt de tamarin. Le seul moyen de combattre cette invasion c’est de la couper. Mais il est difficile de réimplanté une espèce car la nature n’aime pas revenir en arrière.

Pour les animaux, des biologistes conservent des embryons, des cellules dans le but de sauver bon nombre d’espèces en voie de disparition. De nombreuses réserves se sont développées et des animaux autrefois braconnés ou en danger sont maintenant protégés.

Bien qu'une prise de conscience se fasse, toutes ces actions n'auront qu'un impact limité si en parallèle on continue de saccager les milieux naturels. L'Homme doit apprendre à vivre avec et non pas au détriment de la nature.

Sources :

Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

www.futura-sciences.com

www.wwf.com

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