Ce vendredi 11 mars un séisme d’une magnitude de 8,9 a frappé le nord-est du Japon et a été suivi d’un Tsunami meurtrier peu de temps après. Les deux évènements ont fait d’énormes dégâts aux villes et villages côtiers au nord du pays, et tout aussi inquiétant à plusieurs centrales nucléaires.
Le Japon a été touché ce vendredi 11 mars à 14h46, heure locale au Japon, par un impressionnant séisme d’une magnitude de 8,9 sur l’échelle de Richter. L’épicentre a été localisé dans l’océan pacifique à 24,4 Km de profondeur. Le tremblement de terre est survenu au large de la côte de Honshu, à 130 km de Sendai, une métropole de plus d'un million d'habitants et à 373 km de Tokyo, la capitale (située à 400 Km de l’épicentre Tokyo a subi une secousse d’une magnitude de 5 sur l’échelle de Richter). Avec des secousses ressenties jusqu'à Beijing (Chine) à 2500 km de l’épicentre, ce tremblement de terre est considéré comme l’un des 5 plus fort jamais enregistré depuis 1900. Le Japon, pourtant coutumier des tremblements de terre n’avait pas vu ça depuis 140 ans.
Déjà deux jours avant le séisme, le Japon avait subi une série de secousses ainsi qu’un autre tremblement de terre de magnitude 7,2 dont l’épicentre était enregistré à 168 Km à l’Est de Sendai. S’en suivi 3 autres répliques d’une magnitude supérieure à 6, avant celui du 11 mars de 8,9. Depuis, plus de 200 répliques de magnitude supérieure à 5 ont été ressenties et sévissent toujours à l’heure actuelle.
Pour bien comprendre, l’épicentre du séisme se situe au niveau d’une zone de subduction où deux plaques tectoniques se rencontrent. C’est la plaque pacifique qui glisse lentement sous la plaque nord-américaine. La croute terrestre s’enfonce à cet endroit dans le manteau brûlant de la terre où elle "fond" littéralement. Parfois, ce phénomène appelé subduction donne lieu à des secousses d’ampleur variables lorsque les forces en présence laissent la plaque s’enfoncer et créent des soulèvements, des plis, sur le fond océanique.
C’est ce séisme entrainé par ce phénomène de subduction qui crée un soulèvement du fond marin et à la manière d’une bille que l’on jette dans l’eau, une onde se forme et va parcourir l’océan tout autour de ce point en perdant progressivement de sa puissance (le tsunami).
Le tsunami est arrivé sur les côtes Japonaise à une vitesse de 600 Km/h et mesurait entre 4 et 10 mètres de haut, il s’est ensuite engouffré jusqu'à 10 mètres à l’intérieur des terres terrassant de nombreuses villes côtières et littorales.
Après le tsunami
Vendredi 11 PM
De nombreuses maisons ont été enfouies sous une gigantesque coulée de boue et plusieurs bâtisses ont brûlé dans les zones rurales les plus proches de l'épicentre. Des dizaines d’incendies se sont déclarés dont la raffinerie de Ichihara, située à quelques dizaines de kilomètres du centre de la capitale.
Un incendie s'est déclaré dans une centrale nucléaire à Onagawa, sans fuite radioactive. C’est ensuite au tour de la centrale nucléaire de Fukushima (à 250 Km au nord de Tokyo) de poser problème et de pousser le Premier Ministre Naoto Kan à demander l'évacuation de 250 000 personnes situées dans une zone de 20 Km autour de la centrale.
Samedi 12 mars
Une explosion inquiétante s'est produite sur le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima causant 1 mort, 11 blessés et 9 personnes irradiées, selon le porte parole du gouvernement « seul les vêtements et leur peau sont contaminés, il va falloir retirer cette contamination et faire des examens médicaux pour voir s’ils ont été exposés à des radiations internes ; d’après les spécialistes quand la contamination reste à la surface de la peau et des vêtements il n’y aurait pas de risque pour la santé » . A priori, le risque semble maîtrisé puisque le cœur du réacteur n'a pas été affecté. Mais c'est maintenant le réacteur n°3 qui est "dans une situation critique". "On ne peut pas exclure qu'une explosion puisse se produire au niveau du réacteur 3 en raison d'une possible accumulation d'hydrogène", a dit le porte-parole du gouvernement Yukio Edano.
L’arrêt de plusieurs centrales nucléaires pose un problème d’approvisionnement, 5,6 millions de foyers restent privés d'électricité et la compagnie Tepco a averti d'un risque d'interruption de l'alimentation en électricité à Tokyo.
Dimanche 13 mars
Situation critique sur le site nucléaire de Fukushima Daichi, un deuxième réacteur de la centrale numéro 1 serait en fusion et la limite légale de radioactivité serait largement dépassée : des radiations se seraient d’ailleurs échappées de la centrale numéro 3 ou le niveau de l’eau a baissé, découvrant les barres de combustibles sur une hauteur de 3 mètres, un risque d’explosion est évoqué. Les évènements ont provoqué de nouvelles fuites de radiation et le gouvernement reconnait que 9 personnes sur le site ont été irradiées.
Situation également préoccupante à Fukushima Daini située à 12 Km au sud de Fukushima Daichi. Autour de ces 2 centrales, le gouvernement a ordonné l’évacuation de plus de 200 000 personnes et des préparatifs sont en cours pour la distribution de pastille d’iode pour la population.
Nb : Les pastilles d'iode (IK) protègent la glande thyroïde contre l'iode radioactif 131, en cas "d'excursion nucléaire", cela ne protège pas contre les autres radionucléides.
A quelques kilomètres au Nord, la centrale d’Onagawa est aussi en alerte. D'après l’agence internationale de l’énergie atomique, l’etat d’urgence a été déclaré : là-bas le taux de radioactivité a dépassé les normes autorisées et les autorités japonaises sont en train de rechercher les sources de radiations. Alors que les autorités japonaises se veulent rassurantes sur l’ampleur de la crise, plusieurs experts américains de l’atome redoutent de plus en plus ouvertement un nouveau Tchernobyl. La perte des systèmes de refroidissement des réacteurs en difficulté étaient jusqu’alors des scénarios improbables et les conséquences, disent les experts, sont impossibles à prédire. Ils assimilent à un acte de désespoir le recourt à l’eau de mer pour pallier la coupure de l’approvisionnement à l’eau douce, la perte totale des systèmes de réfrigération, liée au séisme et au tsunami qui a suivi, était jusque la considérée comme un scénario extrêmement improbable mais il s’est passé à Fukushima !
Lundi 14 mars
Explosion ce matin au niveau du réacteur 3 de la centrale de Fukushima 1, une colonne épaisse de fumée s’échappe vers le ciel japonais, une deuxième explosion suivra quelques minutes plus tard.
Selon les autorités japonaises, « les explosions sont du même type que celle du réacteur numéro 1, l’ordre d’évacuation des populations dans un rayon de 20 Km est toujours en vigueur ». L’opérateur Tepco assure que le réacteur ne serait pas endommagé, seul le toit aurait été soufflé mais l’enceinte de confinement qui protège le réacteur serait intacte. La possibilité de fuite radioactive serait quant à elle faible. Une situation qualifiée d’alarmante par le Premier Ministre japonais. Samedi déjà une explosion avait endommagé le réacteur numéro 1 de la centrale de Fukushima laissant échappé d’important rejets radioactifs.
Une nouvelle secousse sismique de magnitude 5,8 a eu lieu (à 10h, heure locale) au Japon. L’épicentre était en mer, à 150 Km à peine de Tokyo, plus proche de la capitale japonaise et de ces 35 millions d’habitants que le premier tsunami. Dans l’heure qui a suivi, le niveau de la mer a baissé de 5 mètres sur les côtes Nord Est du pays et la télévision locale NHK a prévenu de l’arrivée iminente d’un tsunami de 3 mètres. Les 13 000 habitants du port de Ashinoé, dans la région de Aomori, ont été évacués. Selon l’agence météorologique japonaise, il y a 70 % de risque pour qu’une réplique de magnitude 7 ou plus survienne d’ici mercredi et il y en aura encore pendant des mois. Ces secousses secondaires sont souvent plus dévastatrices que la première. Elles peuvent faire s’écrouler des bâtiments endomagés alors même que les secours y sont à l’œuvre, parfois même être encore plus puissante que la secousse principale quelque soit sa magnitude.
Mardi 15 mars
Pour la troisième fois depuis le seisme, des explosions ont eu lieu dans la centrale nucléaire de Fukishima, la première au réacteur 2. Elle aurait endommagé la piscine de condensation de l'enceinte de confinement. La seconde explosion d'hydrogène a ensuite déclenché un incendie dans le réacteur 4. Conséquences : le niveau de radioactivité a considérablement augmenté sur le site de la centrale, des niveaux entre 30 et 400 millisieverts ont été relevés autour des réacteurs. Le Premier Ministre a appelé ce matin les habitants dans un rayon de 30 Km de la centrale numéro 1 à rester calfeutrés à la maison ou au bureau. A Tokyo, à près de 250 Km de là, le taux de radioactivité mesuré est légèrement supérieur à la normale. Les autorités n'ont jusque là pas appelé les 35 millions d'habitants à prendre des mesures de précautions particulières.
Propos de Nathalie Kosciusko-Morizet : " Le risque, c'est le déconfinement du réacteur, quand on n'est pas encore avec un réacteur déconfiné, c'est un accident très grave. S'il y a un risque de déconfinement, ça tourne à la catastrophe. Il y a risque de déconfinement sur le réacteur numéro 2, c'est par ailleurs confirmé par des mesures de radioactivité très importante autour du réacteur. Une augmentation aussi rapide des doses peu laisser craindre une fuite permanente, cela veut dire que l'on s'achemine vers une catastrophe."
22h30 heure locale, la terre se met de nouveau à trembler au Japon. Cette fois l'épicentre est situé à Shizuoka, à 120 Km au Sud-Ouest de Tokyo. Le séisme est fort, de magnitude 6. Selon les aurtorités il n'y a pas de risque de Tsunami après ce tremblement de terre, l'épicentre est à 10 Km de profondeur.
Le bilan officiel du nombre des victimes du séisme au Japon atteignait 3 313 décès ce mardi soir.
Mercredi 16 mars
96 heures après le séisme, des réscapés sont retrouvés dans les décombres, plus de 100000 soldats et secouristes courrent contre la montre sur les 300 Km de côte dévastée par le Tsunami pour retrouver des survivants.
Au lendemain de l'incendie dans le réacteur numéro 4, le diagostique est tombé : la piscine où se trouve les combustibles usés est endommagée, sa situation est préoccupante. Cette piscine de stokage sert à refroidir le réacteur et pour l'instant elle est toujours en surchauffe. Tepco, la compagnie qui exploite la centrale, envisage de verser de l'eau par hélicoptère pour refroidir les combustibles. L'incendie a aussi ouvert des brèches dans le bâtiment. Ce matin, l'enceinte de confinement du réacteur 3 a été abimée. Cette enceinte sert à protéger l'environnement des matières radioactives. Enfin, dans le réacteur numéro 2, le plus dangereux à cette heure, l'enceinte de confinement ne serait plus étanche, selon l'agence internationale de l'énergie atomique, le coeur du réacteur pourrait avoir été endomagé.
Aucune image des opérations du personnel de la centrale, alors que depuis ce weekend des techniciens de la centrale de Fukushima risquent leur vie. En effet, les opérations sur le site sont très délicates car très irradiantes. Pour limiter les risques, les opérateurs régulent le temps passé dans les zones très irradiées en effectuant leurs actions en quelques minutes seulement, avec des combinaisons spécifiques qui restent bien insuffisantes face au danger des radiations. La compagnie qui exploite la centrale tente de limiter les opérations manuelles. Elle a annoncé que des hélicoptères pourraient être utilisés pour verser de l'eau directement dans le réacteur.
Jeudi 17 mars
C'est l'opération de la dernière chance. Des hélicoptères déversent de l'eau sur les réacteurs 3 et 4 de la centrale de Fukushima. 7500 litres à chaque largage. Le but est de refroidir des barres de combustible qui menacent d'entrer en fusion. Pour refroidir les combustibles, les autorités envisagent aussi d'utiliser un camion citerne muni d'un camion à eau, un recourt inédit.
Autre priorité, rétablir l'électricité dans la centrale nucléaire car depuis le séisme, elle est tombée en panne. Si cela fonctionne, plusieurs pompes électriques pourront être activées. Elles seront en mesure alors de déverser de l'eau dans les réacteurs et les piscines où se trouvent les combustibles usés. L'agence de sécurité nucléaire japonaise a bon espoir, le courant pourrait être rétabli dans l'après-midi.
Vendredi 18 mars
Les canons à eau continuent de déverser des milliers de litres sur les réacteurs. Pour les sauveteurs, impossible de lever le pied, d'autant que pour la première fois depuis le début de la crise, l’évolution de la situation dans la centrale de Fukushima semble encourageante. Aucune aggravation significative n'a été enregistrée depuis hier mais tout cela reste incertain. La priorité pour les autorités reste la même : tenter par tous les moyen de refroidir les installations. Pour cela, il faut donc continuer de déverser de l’eau sur les réacteurs 1,2 et 3 et dans la piscine de stockage, afin que les combustibles entreposés ne soient plus à l’air libre, ce qui entrainerait des rejets radioactifs.
Autre priorité : rétablir l’électricité de la centrale pour remettre en route le système de refroidissement des réacteurs. L’agence de sécurité nucléaire s’est fixée comme objectif de rétablir le courant dans les réacteurs 3 et 4 d’ici à dimanche.
Le scénario le plus optimiste : les experts parviennent à refroidir les réacteurs grâce à l’eau qu’ils déversent mais aussi grâce au rétablissement de l’électricité, coupée la semaine dernière juste après le séisme ; la situation pourrait ainsi être maîtrisée. Les enceintes qui protègent la matière nucléaire demeureraient intactes et il n’y aurait pas de relâchement de nouveaux nucléides dans l’atmosphère. Cela dit, le refroidissement des réacteurs peut prendre des dizaines de jours... Petite lueur d’espoir : la situation depuis hier ne s’est pas aggravée.
Second scénario, le plus pessimiste mais pas inenvisageable : le refroidissement des réacteurs s’avère impossible, leurs cœurs pourraient alors entrer en fusion. Une fusion complète qui perce la cuve et qui rencontre de l’eau au fond de l’enceinte. Ou alors au niveau des piscines, un incendie complet du combustible. Dans les deux cas, le relâchement dans l’atmosphère pourrait être comparable à Tchernobyl, voire supérieur. Les experts continuent à jouer le tout pour le tout. Les prochaines 48h seront décisives.
Samedi 19 mars
De la radioactivité détectée dans du lait et des épinards provenant des préfectures de Fukushima. Des niveaux qui excèdent la limite légale au Japon selon le porte parole du gouvernement mais qui ne seraient pas dangereux pour la santé. Tokyo appelle à garder son calme en soulignant que même si une personne buvait se lait pendant un an, la dose de radiation qu’il recevrait serait l’équivalent de celle d’un scanner. Dans le cas des épinards, une consommation sur un an donnerait une dose de radioactivité 5 fois plus faible que celle du lait. Ces relevés ont été prélevés sur un échantillon de lait et 6 d’épinard. Le ministère de la Santé du Japon a ordonné une enquête sur la provenance exacte de ces aliments pour en stopper éventuellement la commercialisation.
Dimanche 20 mars
La priorité à la centrale de Fukushima est de rétablir le courant électrique pour enfin activer les pompes des systèmes de refroidissement des réacteurs. Des câbles à haute tension ont bien été tirés mais l’alimentation n’a pas encore été rétablie. Le matériel électrique de la centrale a été endommagé suite au tsunami, d’où la difficulté de remettre de le en route.
Ce dimanche, le gouvernement a annoncé que la centrale ne sera plus jamais utilisée, Fukushima deviendrait ainsi la plus grande ruine nucléaire du monde devant Tchernobyl.
Le japonais quant à eux s’inquiètent de voir leur nourriture contaminée sur des kilomètres autour de la centrale. Des taux de réactivité ont été relevés dans du lait et des épinards tandis qu’à Tokyo, c’est dans l’eau du robinet que des éléments radioactifs ont été décelés. Enfin, à Taïwan, des traces inquiétantes ont été remarquées sur des fèves importés du Japon.
La France a décidé d’envoyer une aide alimentaire d’urgence dans le Nord-est du Japon, des médicaments ainsi que des instruments de mesure de la radioactivité.
Lundi 21 mars
Plus d'une semaine après le séisme et le tsunami au Japon, les survivants sont confrontés à de graves problèmes de pénurie. Trouver de l'essence et surtout de quoi manger devient chaque jour plus difficile.
Autour de 15h55 heure locale au Japon, un rapport de la centrale indique qu’une fumée grise s’échappait du toit du réacteur 3. Les ouvriers qui se trouvaient à proximité de la centrale ont été évacués. Le dégagement de fumée a cessé, mais un incident similaire a aussitôt affecté le réacteur n°2.
Les six réacteurs ont été connectés à l’alimentation électrique mais les équipements doivent être testés par les techniciens avant d’être alimentés, pour éviter un court circuit. Les vérifications pourraient durer 2 à 3 jours. 7 secouristes ont déjà été exposés à des niveaux de radiations supérieurs à 100 millisieverts, le seuil à partir duquel augmente le risque de développer un cancer plus tard.
Mardi 22 mars
Les experts français se préparent à mesurer le nuage radioactif qui passera au dessus de la France ce mercredi 23 mars. Ces derniers sont toutefois unanimes : « les retombées radioactives venues du Japon n’auront aucun effet sur la santé des français ». Elles seraient 1000 fois inférieures à la radioactivité naturelle de la terre. Ils assurent ne plus garder certains résultats de test, comme se fut le cas après Tchernobyl.
Au Japon, la reconstruction commence et les premiers logements seront prêts dans un mois. C’est le premier gros chantier pour reloger les milliers de sinistrés du tsunami. Un tiers des habitants des zones touchées par le tsunami ont perdu leur logis. Les familles et personnes âgées seront prioritaires pour être relogées dans des maisons de bois de 30 mètres carré. Le gouvernement a appelé les fabricants à produire 30 000 maisons préfabriquées, nombre bien trop insuffisant pour reloger les 400 000 sinistrés du pays.
Ce matin, une importante réplique du séisme a eu lieu : la terre a fortement tremblé sur la côte est, une magnitude de 6,6 sur l’échelle de Richter. Les 6 réacteurs de la centrale du Fukushima sont quant à eux connecter à une ligne électrique, le but étant maintenant que cette électricité mette en route les pompes de refroidissement des réacteurs. Une polémique est en train de naitre sur le ministre de l’Industrie, également chef adjoint de la cellule de crise, qui aurait forcé les équipes de pompier à aller sur le site en les menaçant de les « punir ». Les contrôles sur les poissons et les fruits de mer ont été renforcés car un taux de radioactivité élevé a été repéré dans l’eau de mer : à 300 mètres de la centrale les taux de radioactivité ont été mesurés, ils seraient 30 fois supérieurs au seuil acceptable ; de même, à 8 Km au sud de la centrale, à l’embouchure d’une rivière, le taux d’iode radioactif a été mesuré 80 fois supérieur au taux acceptable.
Mercredi 23 mars
Les tokyoïtes font des réserves. Une concentration d’iode radioactif élevé a été constaté dans l’eau du robinet de la capitale japonaise. Selon le gouvernement japonais l’eau du robinet n’est pas dangereuse pour la santé mais il préconise tout de même de ne pas la faire boire aux bébés. Outre le poisson, d’autres aliments suscitent l’inquiétude comme le lait cru et les légumes à feuilles vertes.
Jeudi 24 mars
Trois pompiers ayant travaillé sur la centrale ont été contaminés et ont reçu des radiations de l’ordre de 170 millisieverts en ayant eu les pieds dans l’eau contaminée. Ils ont été conduits à l’hôpital pour recevoir les soins appropriés.




