La France, l’Italie et l’Espagne les principaux pays européens sont partisans d'un quota stable en 2011. Maria Damanaski, la commissaire européenne à la pêche, avait envisagé fin octobre une réduction du quota de pêche pour 2011 à 6.000 tonnes contre 13 500 cette année. Mais elle a changé de point de vue en ne parlant finalement que d'une baisse substantielle, sans chiffre, des quotas de capture du thon rouge, toujours aussi prisé des Japonais.
A la veille de cette réunion, le Comité national français des pêches a proposé un maintien des quotas à 13.500 tonnes, dont 2.022 tonnes pour la France, estimant que "descendre en dessous de ces quotas mettrait en péril la pêche française, en détruisant des entreprises et des emplois". Les scientifiques de la CICTA estiment que le maintien du quota de 2010 permettra la reconstitution du stock de thon rouge d'ici 2022 avec une probabilité de chances de réussite de 60%.
Pour tout les défenseurs de la biodiversité et pour les ONG, il reste un risque de 40% de chance d’échouer et Greenpace, WWF, Pew et Oceana on fait un appel à la CICTA afin qu'elle se prononce en faveur de la suspension de la pêche industrielle du thon rouge car les stocks ont chuté de 85% en 30 ans.
Ces ONG ont également rappelé que durant la conférence de Nagoya il y a à peine 3 semaines la communauté internationale s'était engagée à une gestion responsable et durable des pêches.




