Le 13 juillet dernier Greenpeace a rendu public le rapport « Dirty Laundry », qui montrait comment les fournisseurs des grandes marques textiles empoisonnaient l’eau de certains fleuves chinois avec leurs rejets chimiques. Greenpeace déclare que des traces de substances chimiques toxiques susceptibles de porter atteinte aux organes de reproduction des êtres vivants ont été détectées dans des produits de quatorze grands fabricants de vêtements.
Pour ce rapport, Greenpeace a acheté dans 18 pays des échantillons de vêtements de ces marques, fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines. Puis elle a soumis ces textiles à des analyses. Des éthoxylates de nonylphénol (NPE) ont été détectés dans 2/3 de ces échantillons".
Les éthoxylates de nonylphénol (NPE) sont des produits chimiques le plus souvent utilisés comme détergent. Jetés dans les égouts, ils se décomposent en un sous produit très toxique, le nonylphénol (NP).
Le nonylphénol est un perturbateur hormonal qui s’accumule chez les être vivants en menaçant leur fertilité, leur système de reproduction et leur croissance. Le problème ne touche pas seulement les pays en développement mais également les pays où leur usage est interdit étant donné que des quantités résiduelles de NPE sont relâchées quand les vêtements sont lavés.
Peu de temps après cette publication, Puma et Nike se sont engagés à éliminer de leurs processus de fabrication toute substance chimique toxique d'ici à 2020. Ce qui n’est toujours pas le cas d’Adidas.

Sources : Greenpeace, Infographie : lefigaro.fr




