Tue05222012

Last update11:28:38 AM GMT

Pour une transparence totale sur la radioactivité de l'air que nous respirons

  • PDF

C’est le plus haut degré de gravité sur l’échelle des événements nucléaires. L’accident de la centrale de Fukushima atteint le niveau 7, le même que celui de la catastrophe de Tchernobyl.

Selon l'agence de sureté nucléaire japonnaise, c'est avec les mesures relevées depuis le 18 mars que le niveau 7 a été déclenché. Cependant, les émissions radioactives ne représentent que 10 % de celles émises par Tchernobyl. Jusqu'à présent, le Japon avait classé l'accident au niveau 5, le niveau 7 signifie qu'un rejet majeur de matière radioactive s'est produit avec des effets considérables sur la santé et l'environnement. De son côté, un responsable de Tepco, l'exploitant de la centrale, redoute que les fuites radioactives dépassent finalement Tchernobyl. Ce matin, deux répliques de magnitude 6,6 et 6 ont été à nouveau ressenties à l'Est de Tokyo.


Pour une transparence totale sur la radioactivité de l'air que nous respirons

Controle de la radioactivité dans l'air de Tokyo du 15 mars au 1er Avril

Voici quelques informations provenant de la CRIIRAD, une association à but non lucratif qui défend : 

- le droit à l’information sur la radioactivité et le nucléaire
- le droit à la protection contre les dangers des rayonnements ionisants

"La Cyberaction lancée afin d’obtenir la levée du secret sur les résultats du réseau international TICEN détenus par l'Etat Français (CEA) et relayée par le site Cyberacteurs.org est désormais terminée. Elle a réuni plus de 7230 signatures. Les courriels adressés à l’Elysée et aux ministères ont été bloqués. Les courriels destinés à Bernard Bigot, administrateur général du CEA, ont bien été réceptionnés et ont fait l'objet d'une réponse type, exemple éloquant de langue de bois et de désinformation (que vous pouvez lire ci-dessous). Nous en ferons l'analyse dès que possible."

De : BIGOT Bernard Date : 2 avril 2011 18:32
Objet : RE: résultats relatifs à la contamination


Madame, Mademoiselle, Monsieur,


Je vous remercie de votre message.
Le réseau de détection international (CTBTO) auquel fait référence la CRIIRAD dans son
communiqué est un réseau qui a été mis en place pour détecter un éventuel manquement d’un
pays signataire du TICE (Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires) quant à son
engagement de ne plus réaliser d’essai nucléaire. Les règles de diffusion par ses Etats
membres des données reçues par ce réseau de capteurs (sismiques, hydroacoustiques,
marégraphiques et radiologiques) ont fait l’objet d’un traité international qui établit que les
Etats destinataires ne peuvent les rendre publiques sans concertation avec les autres membres
en vue d’un accord.
Le communiqué de la CRIIRAD connaît cette obligation en se tournant vers l’assemblée des
Etats membres pour demander une dérogation aux attendus de cet accord. Cette dérogation
pour une transmission via l’AIEA (Agence Internationale à l’Energie Atomique) a été à ma
connaissance obtenue dans les circonstances présentes suite à l’accident nucléaire de
Fukushima, conséquence du tremblement de terre et du tsunami d’une ampleur exceptionnelle
qui s’en est suivi et dont le Japon a été victime. La CRIIRAD souligne à juste titre que, à la
suite de cette dérogation, les données du CTBTO ont été fournies à l’AIEA et à l’OMS
(Organisation Mondiale de la Santé) pour compléter les données dont ils disposent déjà et
dont ils publient les résultats qui sont désormais accessibles à tous.
Pour ce qui concerne l’Europe et la France, des réseaux de mesures de la radioactivité dans
l’air existent indépendamment des capteurs du CTBTO et permettent notamment à l’IRSN
(Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire français) de disposer en temps réel des
données radiologiques détaillées concernant notre pays. Ces données, continument
actualisées, sont consultables sur le site internet www.irsn.fr par tous ceux qui le souhaitent,
et au premier rang desquels les adhérents ou sympathisants de la CRIIRAD.
Le CEA qui est à la disposition de nos concitoyens pour leur fournir en toute transparence les
données dont il dispose, dans le respect des engagements internationaux de notre pays, n’a fait
que confirmer à la CRIIRAD qui le sollicitait sur ce point particulier les règles d’engagement
international qui s’imposent à lui et à la France. Il a agi sans délai pour que le réseau de
détection international (CTBTO) veille à répondre via l’AEIA à la légitime préoccupation de
tous ceux qui veulent être informés des données de radioprotection liées à l’accident de
Fukushima.
Je vous prie, Madame, Mademoiselle, Monsieur, de croire en l’expression de ma
considération distinguée.
Bernard Bigot
Administrateur général du CEA

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir