Le rapport de l'ONG Amnesty International : " La vraie Tragédie. Retards et incapacités à stopper les fuites de pétrole dans le Delta du Niger" a été publié le 10 novembre dernier. Il revient sur la responsabilité de Shell dans les deux marées noires qui ont frappé le Niger en 2008 et 2009. Elles seraient le résultat de fissures dans un oléoduc, propriété du géant pétrolier anglo-néerlandais. Plus de 4000 barils de pétrole auraient été déversés par ces fuites qui ont duré 2 à 3 mois chacune.
Les conséquences pour les habitants de la région du pays Ogoni sont désastreuses : pollution des sols des cours d'eau et nappes phréatiques, destruction des mangroves ... De nombreuses fermes piscicoles ont été ruinées et les problèmes de santé des habitants ne cessent de se développer. Un rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), sur les impacts de l'exploitation pétrolière dans le delta du Niger précise que "La restauration environnementale du pays Ogoni pourrait s'avérer être l'exercice de nettoyage le plus étendu et le plus long jamais entrepris pour ramener l'eau potable, la terre, les criques et d'importants écosystèmes contaminés tels que les mangroves à un état de santé optimal et productif".
Pour plus d'informations, voir le rapport d'Amnesty International et l'article de Lauriance Riahle "Nigéria : 30 ans de dépollution pour 50 ans d'exploitation pétrolière".
Ogoniland, Nigeria (source : PNUE)




