Les états pêcheurs ont décidé ce samedi que les quotas de pêche du thon rouge resteront quasi-inchangés pour 2011. Le quota actuellement en vigueur qui est de 13 500 tonnes est ramené à 12 900 tonnes pour 2011, soit une réduction de moins de 5% selon le rapport de 30 pages remis aux 48 membres de la CICTA Commission internationale pour la Conservation des thonidés de l'Atlantique. Aucune mesure concernant la protection des zones de reproduction n’a été adoptée, "un echec sur toute la ligne" souligne Greenpeace.
Alors que les écologistes, ONG et certains états plaidaient depuis dix jours une réduction de 6 000 tonnes du quota de pêche du thon rouge (Chiffre recommandé par le comité scientifique de l'organisation pour permettre aux stocks de thon rouge de la Méditerranée de se reconstituer d'ici 2022 dans les meilleures conditions.), la réduction des quotas de 600 tonnes adoptée ce samedi pour 2011 ne peut être considéré que comme un "geste symbolique" selon un participant aux discussions.
L'accord prévoit une redistribution des quotas entre les pays pêcheurs comme l'Algérie qui va devoir renoncer à 80% de ses quotas de 2010, au profit de la Libye, la Turquie et l'Egypte. Quant à la part des principaux pays européens comme le France, l'Espagne et l'Italie, elle reste la même avec environ 56% des quotas.
Selon un communiqué de greenpeace faisant suite à cette décision, les quotas pour 2011 "ne laisse qu’environ 30 % de chance au stock de se reconstituer d’ici à 2020" et rappelle que cette décision intervient seulement quelques jours après que la communauté internationale s'est engagée lors de la convention internationale sur la biodiversité de Nagoya à ce que tous les stocks de poissons soient exploités de façon durable !
Greenpeace résume dans son dernier communiqué que lors de ce rassemblement "Il n’a jamais été question de protection d’une espèce."
Enfin, selon Charles Braine, Responsable du programme pêche durable au WWF-France.« L’ICCAT n’est en rien une instance démocratique. Alors que cette commission est en charge de la gestion d’une ressource commune, les décisions se prennent derrière des portes closes entre diplomates n’ayant pour objectifs que de préserver des intérêts nationaux »




