Loin de l’engouement du sommet de Copenhague, le sommet de Cancun vient d’ouvrir ses portes ce lundi. Du 29 Novembre jusqu’au vendredi 10 Décembre, 194 pays se retrouvent à Cancun, au Mexique, pour la 16e Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Le but étant de parvenir à un accord pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Suite à l’échec cuisant du sommet de Copenhague, le sommet de Cancun (surnommé COP16) aura le même objectif : fixer les règles de l’après Kyoto. Pour rappel, le protocole à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, adopté le 11 décembre 1997, fixait des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et principalement de CO2, par rapport au niveau de 1990, pour la période 2008-2012.
Entré en vigueur en 2005 et ratifié par 183 pays, le traité arrive à échéance le 31 décembre 2012. A Cancun, les délégations doivent plancher sur les bases d'un nouvel accord, pour s'engager à des objectifs pour la période 2013-2020.
A la différence du sommet de Copenhague ce ne sont plus les chefs d’états qui représentent les délégations mais les ministres de l’environnement. Le sommet sera mené par la Costaricaine Christiana Figueres, nouvelle secrétaire exécutive de la CCNUCC, qui succède au Néerlandais Yvo de Boer. La délégation européenne sera menée par Joke Schauvliege, la ministre de l'environnement flamande, tandis que Brice Lalonde se chargera des négociations pour la France.




