Dans le cadre du Protocole de Kyoto, le Canada devait réduire en 2012 ses émissions de GES de 6% par rapport au niveau de 1990, mais celles-ci ont à l’inverse considérablement augmenté. En 2006, le nouveau gouvernement conservateur avait refusé de remplir ses obligations, mais a promis de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 17% d’ici 2020 par rapport à 2005... Ce qui représente un effort nettement moins important.
Pour les autorités canadiennes, le Protocole ne fonctionnait pas. Le ministre fédéral canadien de l’Environnement, Peter Kent, a ajouté que la Conférence de Durban était « un chemin permettant d’avancer », tandis que le Protocole de Kyoto était « plutôt un obstacle ». En effet, la non atteinte des objectifs fixés aurait amené le Canada à payer des sommes faramineuses en contrepartie, se justifie t-il. Et le premier ministre du gouvernement conservateur de centre-droit, Stephen Harpen, de compléter : le Canada devrait payer des pénalités de l'ordre de 14 milliards de dollars canadiens (10,3 milliards d'euros), conformément aux termes du traité, pour ne pas avoir réduit suffisamment ses émissions d'ici 2012.
On peut se demander les raisons de se retrait quand on sait que le Canada est le plus grand fournisseur de pétrole et de gaz naturel des Etats-Unis et qu'il souhaite augmenter sa production de brut à partir des sables bitumineux de l'Alberta . Total, et ses partenaires, viennent d'ailleurs d'obtenir un accord pour l'exploitation des sables bitumineux, représentant un investissement de 6,6 milliards d'euros. Ce sera le cinquième forage dans ce vaste gisement de brut qui requiert d'énormes quantités d'énergie pour être extraits.
Source : http://www.euractiv.fr/canada-retire-protocole-kyoto-articleCopyright © EurActiv.fr





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